Le guide du tri sélectif

colza ciel herbe

Pour certains, le terme « tri sélectif » est synonyme de perte de temps. Cependant, notez que derrière ce geste écologique se cachent des enjeux majeurs. Qu'est-ce que le tri sélectif ? Réponses.

À quoi consiste un tri sélectif ?

Le tri sélectif consiste à trier et à récupérer les déchets selon leur nature. Il existe deux types de tri sélectif :

  • Le Tri à la source : une sélection à la charge du producteur de déchet lui-même, ou un organisme spécialisé ou un centre. Selon le décret du 12 mars 2016, le tri des déchets des entreprises doit être effectué à la source à partir du 1er juillet 2016.
  • Tri par apport volontaire : constatés sur les Points d'Apport Volontaire ou PAV. Ces derniers disposent de colonnes différentes pour chaque matière. Sauf dans le 1er et 7e arrondissement où les papiers, les flacons en plastiques et les conditionnements métalliques sont mélangés dans une seule colonne.

Le tri sélectif volontaire est encore rare en France, bien que cela soit le premier geste à adopter si l'on se considère comme écolo. L'étude réalisée par Ipsos a d'ailleurs révélé que sur les 87 % des Français qui trient leurs déchets, 44 % le font d'une manière occasionnelle. On constate que la majorité ne comprend pas encore l'objectif du tri sélectif.

Tri sélectif : pourquoi faire ?

Le tri sélectif permet de :

  • Gagner du temps dans la gestion des déchets. Les ordures non triées font diminuer la productivité des entreprises de valorisation et favorisent l'accumulation des saletés.
  • Protéger la planète. En évitant la combustion des produits libérant du gaz à effet de serre, le tri sélectif agit directement sur la qualité de l'air.
  • Améliorer le bien-être de la population. Les ordures sont traitées plus vite sur les sites d'exploitation évitant ainsi les mauvaises odeurs.
  • Préserver des ressources naturelles et économiser de l'énergie. Sachez que 1 tonne de carton recyclé fait épargner 2,5 tonnes de bois ; et 1 tonne de plastique, c'est 800 kilos de pétrole économisé.
  • Créer de nouveaux emplois : grâce aux ordures bien sélectionnées, 800 000 chômeurs se sont retrouvés au travail en tant qu'agent de collecte ou agent de tri, gardien de déchetterie, etc.

Recyclage : quel intérêt ?

Le traitement de déchet est un geste capital à la préservation de la vie des générations futures. Grâce à ses multiples avantages, plusieurs entreprises ont en font leur point d'ancrage. La refonte des cannettes d'aluminium en nécessite 96 % d'énergie de moins que l'extraction a suscité l'intérêt des géants comme Rio Tinto, Alusuisse ou Pechiney.

La revalorisation d'ordures ménagères, considérée comme une des sources d'énergie propre au monde a tapé dans l'œil des pays pétroliers. En 2006, le Bahreïn a mis en place sur son territoire « l'integrated waste management », un projet permettant de produire 60 MW d'énergies vertes avec des ordures ménagères.

L'initiateur du projet, le français Mohamed Ayachi Ajroudi ; http://www.huffpostmaghreb.com/2013/07/08/mohamed-ayachi-ajroudi_n_3561780.html ont été appelés par la suite à réaliser un énorme projet en Californie. Mohamed Ayachi Ajroudi, nous le connaissons en France comme le propriétaire de quelques dizaines d'entreprises : AES SA, SAS OBJECTIF PERTINENCE, SNCFIME, etc.